Lectures de la messe du jour

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

À ceux qui se repentent, Dieu ouvre le chemin du retour ;il réconforte ceux qui manquent de persévérance.Convertis-toi au Seigneur, et renonce à tes péchés ;mets-toi devant lui pour prier,et diminue tes occasions de chute.Reviens vers le Très-Haut et détourne-toi de l’injustice ;les actions abominables, déteste-les.Qui pourra célébrer le Très-Haut dans le séjour des morts,remplacer les vivants qui lui rendent gloire ?La louange est enlevée au mort puisqu’il n’est plus ;c’est le vivant, le bien-portant, qui célébrera le Seigneur.Qu’elle est grande, la miséricorde du Seigneur,qu’il est grand, son pardonpour ceux qui se convertissent à lui !

– Parole du Seigneur.

Refrain psalmique : (Ps 31, 11ab)

Que le Seigneur soit votre joie !Exultez, hommes justes !

Heureux l’homme dont la faute est enlevée,et le péché remis !Heureux l’homme dont le Seigneur ne retient pas l’offense,dont l’esprit est sans fraude !

 

Je t’ai fait connaître ma faute,je n’ai pas caché mes torts.J’ai dit : « Je rendrai grâce au Seigneuren confessant mes péchés. »

 

Et toi, tu as enlevél’offense de ma faute.Ainsi chacun des tiens te prieraaux heures décisives ;même les eaux qui débordentne peuvent l’atteindre.

 

Tu es un refuge pour moi,mon abri dans la détresse ;de chants de délivrance,tu m’as entouré.

Acclamation : (cf. 2 Co 8, 9)

Alléluia. Alléluia.Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,Jésus se mettait en routequand un homme accourutet, tombant à ses genoux, lui demanda :« Bon Maître, que dois-je fairepour avoir la vie éternelle en héritage ? »Jésus lui dit :« Pourquoi dire que je suis bon ?Personne n’est bon, sinon Dieu seul.Tu connais les commandements :Ne commets pas de meurtre,ne commets pas d’adultère,ne commets pas de vol,ne porte pas de faux témoignage,ne fais de tort à personne,honore ton père et ta mère. »L’homme répondit :« Maître, tout cela, je l’ai observédepuis ma jeunesse. »Jésus posa son regard sur lui,et il l’aima.Il lui dit :« Une seule chose te manque :va, vends ce que tu aset donne-le aux pauvres ;alors tu auras un trésor au ciel.Puis viens, suis-moi. »Mais lui, à ces mots, devint sombreet s’en alla tout triste,car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarda autour de luiet dit à ses disciples :« Comme il sera difficileà ceux qui possèdent des richessesd’entrer dans le royaume de Dieu ! »Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.Jésus reprenant la parole leur dit :« Mes enfants, comme il est difficiled’entrer dans le royaume de Dieu !Il est plus facile à un chameaude passer par le trou d’une aiguillequ’à un riched’entrer dans le royaume de Dieu. »De plus en plus déconcertés,les disciples se demandaient entre eux :« Mais alors, qui peut être sauvé ? »Jésus les regarde et dit :« Pour les hommes, c’est impossible,mais pas pour Dieu ;car tout est possible à Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Evangile du prochain dimanche

Acclamation : (Mt 4, 4b)

Ta Parole, Seigneur, est vérité,et ta loi, délivrance. L’homme ne vit pas seulement de pain,mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.Ta Parole, Seigneur, est vérité,et ta loi, délivrance.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,    Jésus fut conduit au désert par l’Espritpour être tenté par le diable.        Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,il eut faim.    Le tentateur s’approcha et lui dit :« Si tu es Fils de Dieu,ordonne que ces pierres deviennent des pains. »    Mais Jésus répondit :« Il est écrit :L’homme ne vit pas seulement de pain,mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

    Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,le place au sommet du Temple    et lui dit :« Si tu es Fils de Dieu,jette-toi en bas ;car il est écrit :Il donnera pour toi des ordres à ses anges,et :    Ils te porteront sur leurs mains,de peur que ton pied ne heurte une pierre. »    Jésus lui déclara :« Il est encore écrit :Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

    Le diable l’emmène encore sur une très haute montagneet lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.    Il lui dit :« Tout cela, je te le donnerai,si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »    Alors, Jésus lui dit :« Arrière, Satan !car il est écrit :C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,à lui seul tu rendras un culte. »

    Alors le diable le quitte.Et voici que des anges s’approchèrent,et ils le servaient.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Lectures de l’office des lectures

V/ Dieu, viens à mon aide, R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen. (Alléluia.)

Esprit de Dieu, très pur Amour, Descends dans notre nuit obscure ; Le temps nous tient, la chair nous dure, Esprit de feu, très pur Amour ! Cœur du Très-Haut, soleil du Christ, Console-nous du grand hiver ; Transforme avec nous l’univers, Vigne de grâce, Hôte infini !Esprit de Dieu, très pur Amour, Descends dans notre nuit obscure ; La soif nous tient, la mort nous dure, Esprit de vie, très pur Amour !Notre âme attend, notre âme a faim,Sage conseil, ô Vérité,De voir dans la pleine clartéLe fruit parfait de tes desseins !Esprit de Dieu, très pur Amour, Descends dans notre nuit obscure ; Destin nous tient, douleur nous dure, Esprit de paix, très pur Amour !Unique Amour, fais-nous ta proie,Plie notre orgueil, panse nos plaies ;De ta vigueur viens nous brûler,Souffle de Dieu, Flamme de joie !Esprit de Dieu, très pur Amour,Descends dans notre nuit obscure ; La chair nous tient, le temps nous dure,Esprit du ciel, très pur Amour !

Dieu est bon pour Israël, pour les hommes au cœur pur.

1Vraiment, Dieu est bon pour Israël,pour les hommes au cœur pur.2Un rien, et je perdais pied,un peu plus, et je faisais un faux pas ;3car j’étais jaloux des superbes,je voyais le succès des impies.4Jusqu’à leur mort, ils ne manquent de rien,ils jouissent d’une santé parfaite ;5ils échappent aux souffrances des hommes,aux coups qui frappent les mortels.6Ainsi, l’orgueil est leur collier,la violence, l’habit qui les couvre ;7leurs yeux qui brillent de bien-êtretrahissent les envies de leur cœur.8Ils ricanent, ils prônent le mal,de très haut, ils prônent la force ;9leur bouche accapare le ciel, et leur langue parcourt la terre.10Ainsi, le peuple se détournevers la source d’une telle abondance.11Ils disent : « Comment Dieu saurait-il ?le Très-Haut, que peut-il savoir ? »12Voyez comme sont les impies :tranquilles, ils amassent des fortunes.

Votre rire se changera en pleurs ; et votre joie, en deuil.

13Vraiment, c’est en vain que j’ai gardé mon cœur pur,lavé mes mains en signe d’innocence !14Me voici frappé chaque jour,châtié dès le matin.15Si j’avais dit : « Je vais parler comme eux »,j’aurais trahi la race de tes fils.16Longtemps, j’ai cherché à savoir,je me suis donné de la peine.17Mais quand j’entrai dans la demeure de Dieu,je compris quel serait leur avenir.18Vraiment, tu les as mis sur la pente :déjà tu les entraînes vers la ruine.19Comment vont-ils soudain au désastre,anéantis, achevés par la terreur ?20A ton réveil, Seigneur, tu chasses leur image,comme un songe au sortir du sommeil.

Rester proche de Dieu fait tout mon bonheur.

21Oui, mon cœur s’aigrissait,j’avais les reins transpercés.22Moi, stupide, comme une bête,je ne savais pas, mais j’étais avec toi.23Moi, je suis toujours avec toi,avec toi qui as saisi ma main droite.24Tu me conduis selon tes desseins ;puis tu me prendras dans la gloire.25Qui donc est pour moi dans le cielsi je n’ai, même avec toi, aucune joie sur la terre ?26Ma chair et mon cœur sont usés :ma part, le roc de mon cœur, c’est Dieu pour toujours.27Qui s’éloigne de toi périra :tu détruis ceux qui te délaissent.28Pour moi, il est bon d’être proche de Dieu ;j’ai pris refuge auprès de mon Dieupour annoncer les œuvres du Seigneuraux portes de Sion.

V/ Ta parole est la lumière de mes pas,la lampe sur ma route.

01 Le jour où les fils de Dieu se rendaient à l’audience du Seigneur, l’Adversaire, lui aussi, vint parmi eux à l’audience.02 Le Seigneur lui dit : « D’où viens-tu ? » L’Adversaire répondit : « De parcourir la terre et d’y rôder ».03 Le Seigneur reprit : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a pas son pareil sur la terre : c’est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s’écarte du mal ; il persiste encore dans son intégrité, et c’est pour rien que tu m’as incité à le détruire. »04 Mais l’Adversaire répliqua au Seigneur : « Peau pour peau ! L’homme donne tout ce qu’il a pour sauver sa vie.05 Mais étends la main, touche à ses os et à sa chair, je parie qu’il te maudira en face ! »06 Le Seigneur dit à l’Adversaire : « Soit ! le voici en ton pouvoir, mais préserve sa vie. »07 Et l’Adversaire, quittant la présence du Seigneur, frappa Job d’un ulcère malin depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête.08 Job prit un tesson pour se gratter, assis parmi les cendres.09 Sa femme lui dit : « Tu persistes encore dans ton intégrité ! Maudis Dieu et meurs ! »10 Il lui répondit : « Tu parles comme une insensée. Si nous accueillons le bonheur comme venant de Dieu, comment ne pas accueillir de même le malheur ? » En tout cela, Job ne commit pas de péché par ses lèvres.11 Trois amis de Job apprirent tout ce malheur qui lui était advenu. Ils arrivèrent chacun de son pays, Élifaz de Témane, Bildad de Shouah et Sofar de Naama, et ils se concertèrent pour venir le plaindre et le consoler.12 De loin, levant les yeux sur lui, ils ne le reconnurent pas. Alors, ils éclatèrent en sanglots. Ils déchirèrent chacun son manteau et projetèrent de la poussière sur leur tête.13 Sept jours et sept nuits, ils restèrent assis par terre auprès de lui et, à la vue d’une si grande douleur, personne ne lui disait mot.

R/ Vous qui passez par le chemin,voyez s'il est douleur pareille à ma douleur.Je suis l'homme qui a connu la misèresous la verge de sa fureur.Contre moi seul il tourne et retournesa main tout le jour.Pitié, pitié pour moi, mes amis,car la main de Dieu m'a frappé !

Job dans l'épreuve. Saint Paul disait : Nous portons ce trésor dans les vases d'argile, quand il considérait les richesses de sagesse intérieure qu'il portail en lui, tandis qu'il se voyait extérieurement comme un corps voué à la corruption. Eh bien, chez le saint homme Job, le vase d'argile a éprouvé à l'extérieur les déchirures de ses ulcères, mais le trésor intérieur est demeuré intact. Au-dehors, il a craqué par ses blessures, mais intérieurement le trésor indéfiniment renaissant de la sagesse a jailli en des paroles de sainte connaissance comme celle-ci : Si nous avons reçu des biens de la main du Seigneur, pourquoi n'en accepterions-nous pas des maux ? Ce qu'il appelle les biens, ce sont les dons de Dieu, temporels ou éternels : ce qu'il appelle les maux, ce sont les épreuves qu'il subit, dont le Seigneur a dit, par la bouche du prophète : Je suis le Seigneur, et il n'y en a pas d'autre ; je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais la paix et je crée le malheur.Il façonne la lumière et crée les ténèbres, car lorsque les ténèbres de la douleur sont créées à l'extérieur par les épreuves, à l'intérieur la lumière de l'âme s'allume par la connaissance. Il fait la paix et crée le malheur, car la paix avec Dieu nous est rendue lorsque des choses qui étaient bonnes en tant que créées, mais non pas en tant que désirées, sont mauvaises pour nous en devenant des épreuves. En effet, par le péché, nous sommes en désaccord avec Dieu ; il est donc juste que nous revenions à la paix avec lui par les épreuves. Ainsi, lorsque toute chose créée bonne nous cause de la douleur, l'âme de celui qui est ainsi corrigé est rétablie par l'humilité dans la paix avec son Créateur.Mais ce qu'il faut surtout considérer dans ces paroles, c'est avec quelle sagesse dans la réflexion Job se ressaisit contre les objurgations de sa femme : Si nous avons reçu des biens de la main du Seigneur, pourquoi n'en accepterions-nous pas des maux ? Certes, c'est un grand réconfort dans l'affliction de rappeler à notre mémoire les biens reçus du Créateur, au moment où nous endurons l'adversité. On ne se laisse pas briser par la rencontre de la douleur, si l'on se hâte de se rappeler un bienfait qui nous réconforte. C'est pourquoi il est écrit : Au jour du malheur, n'oublie pas le bonheur ; au jour du bonheur, n'oublie pas le malheur.Celui qui reçoit des bienfaits, mais qui, à l'époque des bienfaits, ne redoute aucunement l'épreuve, se précipite dans l'orgueil sous l'effet de la joie. Celui qui est broyé par les épreuves mais qui, à l'époque des épreuves, ne trouve aucun réconfort dans les bienfaits qu'il a eu le bonheur de recevoir, voit s'anéantir son équilibre spirituel par un désespoir total.Il faut donc joindre les deux, pour que l'un vienne toujours soutenir l'autre, de telle sorte que le souvenir du bienfait reçu atténue la peine causée par l'épreuve, et que l'éventualité et la crainte de l'épreuve refrènent la joie du bienfait. Le saint homme Job, pour calmer son âme écrasée par les coups, doit apprécier, dans les douleurs causées par l'épreuve, la douceur des bienfaits en disant : Si nous avons reçu des biens de la main du Seigneur, pourquoi n'en accepterions-nous pas des maux ?R/ Le Seigneur avait donné, le Seigneur a repris : que son nom soit béni ! De tout mon cœur, c'est toi que j'ai cherché : apprends-moi tes volontés. Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit : tu m'éprouves sans rien trouver,aucun murmure en moi.

Seigneur notre Père, nous en appelons à ta providence qui jamais ne se trompe en ses desseins : tout ce qui fait du mal, écarte-le, et donne-nous ce qui peut nous aider.

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