Edito du 23 avril 2017 A

Il n’est pas trop tard pour Dieu.

L’évangile de ce dimanche retrace la double apparition du ressuscité à ses disciples assemblés et on peut l’imaginer, car nous ne sommes pas sans intelligence, l’atmosphère devait être à la prière même si le texte ne le dit pas.

Mais un fait étonne ce dimanche soir. Il manque un disciple à l’appel.

Nul ne sait pourquoi il n’est pas là. Comment se fait-il que tous aient pu venir et que lui soit absent ? Il est le seul parmi les douze à marquer par son absence tout le récit.

Quoi qu’il en soit, c’est incontestable, il manque à l’Église et la conséquence est inéluctable. Il ne sera pas témoin de l’apparition de ce jour-là. Plus dramatique sans doute, le témoignage de ses compagnons ne suffira pas à lui permettre de vivre la paix et la joie propre à ce dimanche.
Rien, aucun témoignage, ne remplace une rencontre personnelle avec Jésus comme saint Thomas le constatera lui-même : « si je ne vois pas dans ses mains… » Ici, il n’est pas de procuration possible.

Pour autant, il n’est pas trop tard pour Dieu qui apparaîtra à saint Thomas la semaine suivante, rattrapant ainsi l’absence inexpliquée de ce dernier et lui donnant finalement la joie des disciples.

Cette semaine, notre paroisse se réjouit de célébrer la rencontre du Christ ressuscité avec cinq enfants du catéchisme qui n’avait pas été baptisé dans les jours ayant suivi leur naissance. Ils manquaient à l’Église jusqu’à aujourd’hui…

Mais il n’est pas trop tard pour Dieu.

Père Sébastien Waeffler

 

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